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Vendredi 24 novembre 2006
Je stoppe le blog. Faites-en ce que bon vous semble.
Marji.
Par mariebelleville - Publié dans : mondieu
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Dimanche 19 novembre 2006
C’est une carte mère en sa fente fichée
Où coure un fin réseau en alliage conducteur,
Relayant les infos au microprocesseur,
Couvert par million de transistors chauffés.
Le carré de silice a permis la gravure
D’un circuit si petit qu’on ne peut pas le voir,
Traite les électrons et connaît son histoire,
Stockée dans les mémoires de ses disques durs.
La vive, en ses barrettes, garde à disposition
Les données disponibles à l’action efficace,
L’interactivité, le temps de l’interface
Avec l’usagé en forme d’extension.
La cache garde en elle les codes itérés,
Les ressorts à vitesse de l’électronique,
Accélérant encore l’apparition chronique
Des boîtes de dialogues, des cases oblitérées.
Mais le plus mystérieux reste le logiciel,
En binaire encodé, fantôme dans la crypte,
Le virtuel écrit, exécutant les scriptes,
Préfigurant l’intelligence artificielle.
Par mariebelleville - Publié dans : départir
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Samedi 18 novembre 2006
Elle, qu'on ne voit pas.
Elle dit qu'on oublie les enfants qui ne sont pas nés. Elle débusque les forces absentes. Elle demande ce que l'on pénètre sous la lune en berceau, ne pas évacuer l'Argent, que penser fait souffrir, et son lit honoré pour jamais vu qu'elle y est couchante. Elle dit qu'elle est ininterrompue, au milieu d'une phrase, proche de la fin si proche, frappée de petits tourbillons de gaz, de bon gaz, benoite et attentive jusqu'au replis de son sexe noire. Son sexe, affirme-t-elle, n'est pas féminin, n'est pas petit, n'est pas jeune. Des jours, elle a des visions d'horreur possédée, un poison, une salope d'enfer collante. Elle voit qu'elle secoue ses pieds laissées près d'un ailleurs. Quand elle se lève, je me couche. Elle pêche dans un lac ou flottent en travelling quelques sans couvertures. Elle est apathique, elle sonne les cloches d'antiques vallées, déduit des idéaux à s'apercevoir si étrangement mal. Son existence n'est pas sans curiosité, ni, sans doute, sans prévoir qu'un jour viendront les sanglots. Elle s'entretient du feu de présence, elle se balbutie sous les cataractes.
-12 prairial an 79-
Par mariebelleville - Publié dans : mondieu
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Mardi 14 novembre 2006
Un savoir perd une époque, une couleur hante une femme,
un lavoir chante une game, une douleur sert un coq.
Un bruit recueille une oreille, une peur entend une main,
un fruit ressent un parfum, une fleur cueille un soleil.
Par mariebelleville - Publié dans : départir
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Dimanche 12 novembre 2006
Celle que tout le monde.
Un matin, je m’adressais à la Déesse, celle que tout le monde appelle Dieu, et je lui dis : « Ma belle, mon amour, les pommes tremblotent dans le compotier à chaque battement de mon cœur ». Je notais qu’elle ne répondait pas. Alors je poursuivais : « Viens à moi bel amour, tous les jours plus forte parmi le bruit des balles et les rayons immenses ». Mais elle ne venait pas. Aussi je terminais : « Que ma main implorante doit être lourde et laide pour que, même passante, tu la laisses mourante, tu la laisses étonnée. Alors la Déesse que tout le monde appelle Dieu me terminât.
-Un matin-
Par mariebelleville - Publié dans : mondieu
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